Agonie à Anfield : Le but tardif de Richarlison freine le rêve de Top 4 de Liverpool
Le coup de sifflet final à Anfield signale habituellement un rugissement de triomphe, mais l'égalisation de Richarlison à la 90e minute de samedi a laissé un son différent dans l'air : un gémissement collectif, épais de déception et du goût amer d'un rêve de top quatre qui s'éloigne encore. Tottenham, mené 3-0 après seulement 15 minutes, est revenu pour un finish dramatique de 4-3, mais cela ressemblait plus à une défaite pour Liverpool, qui a maintenant concédé un nombre stupéfiant de 20 buts dans les 15 dernières minutes des matchs de Premier League cette saison. C'est le plus grand nombre de la ligue, d'ailleurs.
Écoutez, l'explosion d'ouverture de Liverpool était du grand art. Luis Díaz, Cody Gakpo et Mohamed Salah ont tous trouvé le chemin des filets dans le premier quart d'heure. Pendant un instant, on a eu l'impression de revoir les Reds d'antan, pressant haut, créant le chaos. Mais la fragilité défensive qui a tourmenté l'équipe de Jürgen Klopp toute la saison a de nouveau fait surface. La brillante volée de Harry Kane à la 39e minute, son 208e but en Premier League, a offert une bouée de sauvetage aux Spurs avant la mi-temps. Puis Son Heung-min, qui avait été une menace constante, a marqué à la 77e minute, préparant le terrain pour un finish en apothéose. La tête de Richarlison, son premier but en Premier League depuis octobre, a été le coup de poignard. Le Brésilien, souvent critiqué pour son manque de production depuis son transfert de 60 millions de livres sterling, a choisi un sacré moment pour mettre fin à sa disette.
**La piqûre familière des effondrements tardifs**
Voici le problème : ce n'est pas un incident isolé pour Liverpool. Pensez à Bournemouth marquant à la 82e minute pour égaliser à 2-2 en janvier, ou à Leandro Trossard d'Arsenal marquant à la 90e minute pour arracher un match nul à l'Emirates en octobre. C'est un schéma, une fissure psychologique que les équipes exploitent. Pour une équipe qui se targue de sa force mentale sous Klopp, c'est une régression déconcertante. Ils ont laissé échapper 15 points après avoir mené au score en championnat cette saison. C'est une forme de relégation, pas de course à la Ligue des Champions.
Tottenham, d'autre part, a montré une véritable résilience. L'entraîneur intérimaire Ryan Mason, pour son deuxième match seulement à la tête de l'équipe, a vu son équipe réagir à l'adversité. Alors que leur défense était un désastre au début, la lutte pour revenir dans le match, surtout après une humiliante défaite 6-1 contre Newcastle une semaine auparavant, en dit long. Kane et Son continuent de porter le fardeau, et le but de Richarlison, même si c'était le seul en championnat cette année civile, pourrait bien lui valoir un peu plus de bonne volonté.
Pour être honnête : les espoirs de Ligue des Champions de Liverpool ne tiennent qu'à un fil, et c'est un fil qu'ils coupent eux-mêmes. Ils sont maintenant à cinq points de Manchester United, qui a un match en moins, et Aston Villa leur talonne. Bien qu'une remontée en fin de saison soit toujours possible, ce genre de négligence défensive, en particulier dans les moments cruciaux, n'est pas la marque d'une équipe prête à rivaliser avec l'élite européenne. Mon avis tranché ? À moins que Klopp ne s'attaque à cette fragilité en fin de match avec de sérieux changements de personnel cet été, Liverpool jouera en Europa League la saison prochaine, et franchement, ils le mériteront.

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