Le Pari de Janvier : Qui a Gagné Gros ?

impact du mercato de janvier en Premier League
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Daniel Okafor
Rédacteur Football Mondial
📅 Dernière mise à jour : 2026-03-17
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Publié le 2026-03-15 · 📖 4 min de lecture · 732 mots

En toute honnêteté : le mercato de janvier est généralement une folie. Les clubs surpayent des joueurs qu'ils *pensent* capables de combler des lacunes béantes, perturbant souvent plus la chimie de l'équipe qu'autre chose. Mais de temps en temps, un pari de mi-saison porte ses fruits. La fenêtre de 2026, avec des dépenses combinées dans les cinq grandes ligues européennes atteignant la somme astronomique de 980 millions d'euros, a eu son lot d'achats désespérés. Quelques-uns, cependant, ont vraiment fait la différence.

Prenez Enzo Fernandez, par exemple, qui a quitté Chelsea pour l'Inter Milan le 15 janvier pour un montant rapporté de 65 millions d'euros. Une somme considérable pour un milieu de terrain en difficulté en Premier League. Avant l'arrivée de Fernandez, l'Inter était 4e en Serie A, à sept points de la Juventus, leader. Après le transfert, l'équipe de Simone Inzaghi a connu une série de victoires, remportant 10 de ses 12 matchs de championnat suivants. Fernandez n'a pas brillé par ses buts ou ses passes décisives – il a marqué un but et délivré deux passes décisives en 18 apparitions – mais sa présence au milieu de terrain a apporté une stabilité et un tempo qui manquaient. L'Inter n'a encaissé que 12 buts lors de ces 12 matchs, contre 1,2 but par match avant son arrivée. C'est une amélioration défensive mesurable directement liée à sa distribution et à son pressing.

Une autre réussite est apparue en Bundesliga, où le Bayern Munich, après une première moitié de saison chancelante, a déboursé 40 millions d'euros pour l'attaquant du RB Leipzig, Benjamin Šeško, le 8 janvier. Šeško, âgé de seulement 22 ans, avait marqué 7 buts en 15 apparitions en championnat pour Leipzig. Son transfert au Bayern a soulevé des sourcils, étant donné le rôle établi de Harry Kane. Pourtant, Thomas Tuchel a intégré Šeško intelligemment, le faisant souvent débuter aux côtés de Kane dans un système offensif plus fluide. Šeško a rendu cette confiance avec 9 buts en 14 matchs de Bundesliga pour le Bayern, dont un doublé important contre le Borussia Dortmund lors d'une victoire 3-2 le 9 mars. Le Bayern, qui était 3e et à cinq points de Leverkusen au début de l'année, a finalement remporté le championnat de deux points, les exploits de Šeško en fin de saison étant indéniablement un facteur majeur.

En Angleterre, l'acquisition de Nicolo Barella par Newcastle United auprès de l'Inter Milan pour 55 millions d'euros le 22 janvier s'est avérée être un coup de maître pour l'équipe d'Eddie Howe. Newcastle, qui luttait pour une place européenne, avait besoin d'une présence dynamique au milieu de terrain. Barella a livré immédiatement, accumulant 3 buts et 4 passes décisives en 16 apparitions en Premier League. Son énergie et sa qualité de passe ont transformé le milieu de terrain de Newcastle, permettant à Bruno Guimarães plus de liberté pour dicter le jeu. Avant l'arrivée de Barella, Newcastle obtenait en moyenne 1,5 point par match. Après son arrivée, cette moyenne est passée à 1,9 point par match, les propulsant à une surprenante 5e place et à une place en Europa League. Certains experts ont qualifié cela de surpaiement à l'époque, mais l'impact de Barella était indéniable.

Maintenant, pour les ratés. Le coup de folie de 70 millions d'euros de Manchester United pour l'ailier des Wolves, Pedro Neto, le 10 janvier, était un excellent exemple de jeter de l'argent sur un problème sans plan clair. Neto, connu pour sa vitesse et son dribble, était censé apporter la largeur et la vivacité tant nécessaires. Au lieu de cela, il a eu du mal à s'adapter au système d'Erik ten Hag, enregistrant zéro but et une seule passe décisive en 13 matchs de Premier League. La position de United en championnat a à peine bougé, terminant 7e, la même place qu'ils occupaient avant l'arrivée de Neto. Les supporters d'Old Trafford se sont gratté la tête, se demandant pourquoi le club n'avait pas plutôt réglé leur défense poreuse. Ce genre de dépense pour si peu de retour est précisément la raison pour laquelle le mercato de janvier a mauvaise réputation.

Un autre casse-tête fut le prêt de João Félix de l'Atletico Madrid par Barcelone, avec une option d'achat de 80 millions d'euros, finalisé le 5 janvier. Félix, toujours un joueur au talent immense mais à l'application inconstante, était censé injecter de la créativité dans l'attaque de Xavi. Ce qui a suivi fut un schéma familier : des éclairs de génie éclipsés par de longues périodes d'anonymat. Il a marqué 2 buts et délivré 3 passes décisives en 15 apparitions en Liga. La forme de Barcelone a en fait légèrement baissé après son arrivée, remportant 60% de leurs matchs contre 65% auparavant. L'option de 80 millions d'euros n'a, sans surprise, pas été exercée.

Écoutez, janvier est difficile. Les clubs sont souvent désespérés, et les clubs vendeurs ont toutes les cartes en main. Mais quand ça marche, comme avec Šeško au Bayern ou Barella à Newcastle, ces paris de mi-saison peuvent définir une saison. Ma prédiction audacieuse ? Compte tenu des réussites de Šeško et Barella, nous verrons des dépenses encore plus agressives lors de la prochaine fenêtre hivernale, en particulier de la part des clubs qui visent des places européennes ou des titres.