Les Fissures Ont Toujours Été Là : La Saison de Déjà Vu de Liverpool
Vous vous souvenez de ce match nul 2-2 à Brighton en octobre ? Ou du thriller 3-3 contre Fulham lors de la première journée ? Nous avons tous vu les buts, le pressing incessant, le beau football. Mais si vous regardiez attentivement, vous avez aussi vu le ventre mou, les erreurs défensives qui ont miné Liverpool toute la saison, leur coûtant finalement une chance de remporter le titre de Premier League. Craig Burley n'a pas tort quand il dit que ces problèmes ont été constants. Les Reds ont concédé 41 buts en championnat cette année, leur plus haut total depuis la saison 2015-16 où ils en avaient encaissé 50. Ce n'est pas juste un accident ; c'est une tendance.
Pensez aux points perdus. Trois points gaspillés à Old Trafford en avril après avoir mené 2-1, pour finalement faire match nul 2-2. Puis le derby du Merseyside, une défaite déconcertante 2-0 contre Everton, où ils semblaient désorganisés et manquaient de mordant. Cette défaite a effectivement mis fin à leurs espoirs de titre. Ce ne sont pas des incidents isolés. Ce sont les symptômes d'un problème plus profond, qui tourne autour d'une incapacité à verrouiller les matchs. Virgil van Dijk, habituellement un roc, a semblé inhabituellement chancelant par moments. Les vulnérabilités défensives de Trent Alexander-Arnold ont été exploitées à plusieurs reprises, en particulier lors de grands matchs comme la défaite 3-1 contre Arsenal en février, où Martinelli a fait des ravages. Le milieu de terrain, malgré le remaniement estival avec l'arrivée d'Alexis Mac Allister et Dominik Szoboszlai, n'a jamais vraiment fourni l'écran constant nécessaire.
La tournée d'adieu de Klopp s'est essoufflée, et franchement, une partie était auto-infligée.
**Le Récit Familier des Faux Pas**
Voici le problème : on ne peut pas pointer un moment précis. Ce n'était pas un effondrement soudain. C'était une lente et agonisante hémorragie de points, souvent dans des situations où Liverpool aurait dû dominer. Contre West Ham en avril, ils ont de nouveau perdu des points, faisant match nul 2-2 après avoir mené. Cela fait cinq points perdus lors de matchs nuls contre Fulham, Brighton, Manchester United et West Ham – tous des matchs qu'ils auraient dû gagner, ou du moins conserver une avance. Ces gains marginaux, ou pertes dans ce cas, sont ce qui sépare les champions des prétendants. Manchester City, en revanche, a rarement flanché lorsqu'il était en tête. Ils ont continué à enchaîner les victoires, comme leur victoire 1-0 contre Chelsea en février ou leur victoire professionnelle 2-0 contre Nottingham Forest en avril.
Le xG concédé par Liverpool, selon FBref, était de 44,5, ce qui signifie qu'ils ont en fait *surperformé* défensivement en concédant moins de buts que prévu. Cela semble bon, mais cela suggère aussi qu'Alisson Becker les a souvent sauvés. Lorsque le Brésilien a été blessé, Caoimhin Kelleher est intervenu, et bien qu'il ait eu de bons moments, la défense a souvent semblé moins assurée. L'absence d'un milieu défensif vraiment dominant, un véritable remplaçant de Fabinho, s'est avérée coûteuse. Wataru Endo, malgré un effort vaillant, n'est pas ce joueur pendant 90 minutes contre des adversaires de haut niveau.
Mon avis tranché ? La plus grande erreur de Liverpool n'a pas été sur le marché des transferts, mais dans son inflexibilité tactique. Klopp s'est accroché à ses principes, et bien que cela ait apporté un succès incroyable, cela les a aussi rendus prévisibles dans leurs vulnérabilités. La ligne haute, le pressing agressif – brillant quand ça marche, suicidaire quand ça ne marche pas.
Arne Slot a un travail colossal devant lui. Il doit trouver un moyen de rendre cette équipe défensivement robuste sans sacrifier son flair offensif. Ma prédiction audacieuse : la première saison de Slot verra Liverpool terminer en dehors du top trois alors qu'il reconstruit l'épine dorsale défensive, ce qui entraînera une période d'ajustement.

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